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Le luxe de s’accorder du temps : THE SETAI, MIAMI BEACH

THE SETAI, MIAMI BEACH : L’ÉLÉGANCE DU TEMPS RETROUVÉ

À quelques pas de l’effervescence de South Beach, The Setai imagine une autre manière de vivre Miami. Celle des matins face à l’Atlantique, des balades à vélo, des heures suspendues au bord de l’eau et des tables où l’on s’attarde. Une parenthèse sophistiquée où le véritable luxe consiste peut-être simplement à prendre son temps.

Miami a toujours aimé le mouvement

Les voitures glissent le long de Collins Avenue, les façades Art déco se parent de couleurs pastel, les terrasses se remplissent et, lorsque le soleil descend, South Beach change encore de visage. La ville semble avoir été pensée pour ne jamais dormir. On y vient pour son énergie, sa lumière, ses restaurants, ses nuits et cette sensation permanente que quelque chose est en train de se passer.

Mais il existe une autre Miami.

Une Miami plus douce, que l’on découvre au petit matin lorsque la plage est encore presque silencieuse. Une Miami que l’on parcourt à vélo plutôt qu’en voiture, que l’on regarde depuis un transat plutôt que depuis la fenêtre d’un taxi. Une Miami où l’on accepte de ne rien prévoir pendant quelques heures.

C’est précisément cette version de la ville que propose The Setai, Miami Beach.

Le matin appartient à l’océan

Il est tôt.

Sur la plage, quelques silhouettes avancent le long du rivage. Les joggeurs ont déjà commencé leur parcours, les premiers promeneurs profitent de la fraîcheur matinale et, au-dessus de l’Atlantique, le ciel se teinte progressivement de rose et d’or.

Depuis The Setai, l’océan est à quelques pas.

Le contraste avec l’image nocturne de South Beach est saisissant. Ici, pas de musique, pas de foule, pas de rendez-vous à honorer. Seulement le bruit régulier des vagues et cette lumière particulière de Miami qui semble tout envelopper.

Le week-end, l’expérience peut commencer par une séance de yoga au lever du soleil, face à l’océan. Une manière presque naturelle de commencer la journée : respirer, s’étirer, regarder la mer et laisser la ville attendre encore un peu.

De retour dans l’enceinte de l’hôtel, le temps semble continuer à ralentir.

Trois piscines s’étendent entre le bâtiment et la plage, chacune à une température différente. L’une invite davantage à nager, les autres à s’attarder dans l’eau. Les palmiers se reflètent dans les bassins et l’architecture dessine autour d’eux un décor à la fois dépouillé et sophistiqué.

Le Setai ne cherche pas à impressionner par l’abondance. Il préfère travailler les détails.

Une adresse entre Miami et l’Asie

Installé au cœur de South Beach, The Setai occupe un bâtiment Art déco historique datant de 1936. À cette architecture emblématique de Miami Beach répond un univers intérieur profondément marqué par l’Asie.

Bois sombre, lignes épurées, matières naturelles, bassins et patios composent une atmosphère presque intemporelle.

Le décorateur Jean-Michel Gathy a imaginé un lieu où l’élégance ne se veut jamais ostentatoire. L’architecture historique rencontre ici une esthétique contemporaine inspirée de l’Extrême-Orient, donnant à l’hôtel une personnalité très différente de celle des grands établissements qui bordent Ocean Drive.

Cette identité se retrouve jusque dans les espaces les plus privés. Les chambres et suites prolongent cette sensation de calme, avec une palette sobre et des matières choisies pour privilégier la douceur plutôt que l’effet spectaculaire.

À l’extérieur, pourtant, Miami est bien là.

Il suffit de franchir les portes de l’hôtel pour retrouver les palmiers, les façades Art déco, les terrasses et l’animation de South Beach.

C’est tout le paradoxe du Setai : il ne cherche pas à isoler ses hôtes de Miami. Il leur offre simplement la possibilité de choisir leur rythme.

South Beach à vélo

Pour découvrir Miami autrement, il suffit parfois de changer de vitesse.

The Setai met à disposition de ses hôtes des bicyclettes réalisées sur mesure, reconnaissables à leurs détails élégants et à leurs paniers. Elles invitent à partir sans véritable destination.

À vélo, South Beach se découvre autrement.

On longe l’océan, on traverse les rues bordées de palmiers, on s’arrête devant une façade Art déco, puis on repart. La ville défile suffisamment lentement pour que l’on puisse en remarquer les détails : une couleur, une enseigne, une terrasse, un jardin caché derrière une façade.

Le fameux Art Deco Historic District prend alors une autre dimension.

Plutôt que d’enchaîner les visites, on se laisse porter par la géométrie des bâtiments, les couleurs pastel et les jeux d’ombre de l’architecture. On poursuit éventuellement jusqu’à Lincoln Road, avant de revenir vers l’océan.

Le vélo devient moins un moyen de transport qu’une façon de retrouver une échelle plus intime de la ville.

Et peut-être est-ce cela, le véritable esprit slow : ne pas chercher à tout voir.

Le luxe de s’accorder du temps

Après la ville, vient le temps de soi.

Au Valmont Spa at The Setai, l’univers asiatique de l’hôtel rencontre l’expertise de la maison suisse Valmont. L’atmosphère y est volontairement feutrée, pensée comme une rupture avec le rythme extérieur.

Parmi les soins proposés, le Hot River Stone Massage mise sur la chaleur des pierres pour favoriser la détente musculaire. Le Traditional Thai Massage s’inscrit, lui, dans une tradition ancestrale fondée sur les pressions et les étirements.

Ici encore, la notion de luxe change de définition.

Ce n’est plus nécessairement une question de spectaculaire, mais de disponibilité. Une heure où le téléphone reste oublié. Un soin que l’on ne programme pas entre deux activités. Une après-midi sans obligation.

À Miami, où tout semble encourager à bouger, cette capacité à ne rien faire devient presque un privilège.

Le déjeuner peut attendre

Midi approche.

Face à l’océan, l’Ocean Grill prolonge naturellement cette philosophie. La terrasse ouverte sur la plage offre un décor où la mer devient presque un élément de la table.

Poissons, produits de la mer et inspirations méditerranéennes composent une cuisine qui se prête aux longues pauses estivales. Ici, rien ne pousse vraiment à se lever rapidement.

On déjeune, on parle, on regarde l’horizon.

Puis, éventuellement, on retourne vers la piscine.

Le luxe est parfois aussi simple que cela : ne pas avoir à regarder l’heure.

Quand la nuit tombe, le voyage continue

À la tombée du jour, The Setai change d’atmosphère sans renoncer à son calme.

Dans la cour intérieure, entouré de palmiers et de bassins, Jaya offre une expérience radicalement différente de celle d’un restaurant traditionnel de South Beach. Les influences asiatiques qui traversent l’identité de l’hôtel se retrouvent dans l’assiette et dans l’atmosphère.

Le décor invite à dîner dehors, à la lumière des bougies, tandis que l’eau et la végétation composent une ambiance presque tropicale.

Puis vient Japón.

L’adresse japonaise contemporaine du Setai propose une expérience plus théâtrale, tout en conservant cette élégance minimaliste qui caractérise l’établissement. L’architecture et le design participent ici pleinement au voyage.

En quelques heures, on peut ainsi passer de l’Atlantique aux influences méditerranéennes, puis de Miami à l’Asie.

Sans avoir besoin de quitter l’hôtel.

Miami, autrement

Pourtant, choisir le calme ne signifie pas renoncer à la ville.

Au contraire.

Depuis The Setai, Miami se découvre à pied, à vélo ou simplement en prenant le temps de s’arrêter. Les plages sont là, tout comme les immeubles Art déco, Lincoln Road, les boutiques et les restaurants de South Beach.

La ville reste fidèle à elle-même : solaire, cosmopolite, parfois extravagante.

Mais il suffit de ralentir pour en percevoir une autre facette.

Celle d’une destination où le matin peut commencer pieds nus dans le sable, où une promenade à vélo peut remplacer un trajet en voiture, où un déjeuner peut durer deux heures et où une soirée peut se terminer simplement face à l’océan.

C’est peut-être là que réside la véritable élégance du Setai.

Non pas dans le fait de se couper de Miami, mais dans celui de pouvoir choisir la manière dont on souhaite la vivre.

Le temps retrouvé

À l’heure où le voyage se mesure souvent au nombre d’expériences accumulées, The Setai propose une idée presque à contre-courant : celle de faire moins, mais de ressentir davantage.

Regarder le soleil se lever.

Nager quelques longueurs.

Prendre un vélo.

S’attarder à table.

S’offrir un massage.

Marcher pieds nus sur la plage.

Puis recommencer.

Miami n’a pas changé. South Beach continue de vibrer à quelques mètres.

Mais depuis The Setai, il est possible de lui tourner le dos quelques instants, juste assez longtemps pour entendre les vagues.

Et de découvrir que, parfois, le plus grand luxe est simplement celui-ci : avoir le temps.

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