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SHOEI PARIS : faites confiance au chef

SHOEI PARIS : quand l’omakase rencontre le terroir français

Huit places au comptoir, un chef, des produits de saison et une promesse : laisser le Japon rencontrer Paris dans l’assiette. Depuis le 7 septembre 2026, SHOEI PARIS s’est installé au 121 rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement. Une adresse intimiste où l’expérience commence avant même la première bouchée : ici, le client s’installe face au chef et accepte de lui laisser les commandes.

C’est tout l’esprit de l’omakase, cette philosophie japonaise qui signifie littéralement s’en remettre au chef. Le convive ne choisit pas simplement une succession de plats : il accepte de suivre une proposition pensée au fil du service, des produits disponibles et de l’inspiration du cuisinier.

Mais chez SHOEI PARIS, l’expérience ne consiste pas à reproduire fidèlement un comptoir japonais au cœur de Paris. Le projet est différent : faire naître une cuisine japonaise à partir des produits français.

Une histoire de transmission

Pour comprendre l’identité de SHOEI PARIS, il faut revenir au parcours de son chef, Hiroshi Fujii.

Né à Nagoya dans une famille liée à la restauration japonaise, il est l’aîné d’une lignée dont l’histoire remonte à Matsuei Sushi, fondé par son grand-père à Nagoya en 1951. La cuisine devient naturellement son métier. À partir de 2001, Hiroshi Fujii se forme pendant près de dix ans à Kyoto, avant de poursuivre son parcours à Tokyo comme chef sushi.

En 2013, il arrive en France. Son parcours parisien l’amène notamment chez Aïda, Enyaa et Hakuba au Cheval Blanc Paris. Il découvre également une autre manière de travailler le produit lors de son expérience à l’Asador Etxebarri, au Pays basque espagnol, notamment autour de la cuisson au feu de bois.

Toutes ces expériences se retrouvent aujourd’hui dans l’écriture de SHOEI PARIS.

Le Japon comme technique, la France comme territoire

Chez Hiroshi Fujii, la cuisine japonaise n’est pas une fin en soi. Elle devient un langage.

Le chef s’appuie notamment sur trois univers : le sushi, le kappō et la cuisson au charbon. Le point de départ reste le produit, avec une attention particulière portée aux poissons de saison et aux ingrédients français.

Le résultat est une cuisine qui cherche moins à importer le Japon à Paris qu’à faire dialoguer deux cultures culinaires.

C’est précisément ce qui donne son identité au restaurant : les techniques viennent du Japon, tandis que le garde-manger s’inscrit dans son environnement français. Une démarche que SHOEI résume comme une cuisine japonaise « née à Paris ».

Huit places pour observer le geste

L’expérience prend une autre dimension au comptoir.

SHOEI PARIS dispose d’une trentaine de places, mais seulement huit sont installées face au chef. Cette configuration transforme le repas en véritable spectacle culinaire : le client peut observer les gestes, la précision du couteau, la préparation du poisson et le rythme du service.

Au comptoir, la distance entre la cuisine et le convive disparaît. On ne découvre plus seulement une assiette terminée : on assiste à sa naissance.

Le temps devient alors une composante du repas. Le geste compte autant que le résultat, et le menu se construit progressivement, dans une forme de dialogue silencieux entre le chef, les produits et les convives.

Une expérience pensée comme un voyage

Cette approche se retrouve notamment dans le menu dégustation du soir, proposé en sept temps. Lors de son reportage sur place, Sortir à Paris décrit une expérience centrée sur le kappō, avec des portions pensées pour accompagner l’ensemble du parcours plutôt que de multiplier les plats.

Le restaurant propose également une formule déjeuner en trois temps. Les tarifs actuellement annoncés sont de 40 € au déjeuner et 95 € pour le menu dégustation en sept temps au dîner, hors boissons.

À travers ce format, SHOEI PARIS défend une idée simple : lorsqu’on accepte de faire confiance au chef, le repas devient moins une sélection qu’une découverte.

Une nouvelle écriture japonaise à Paris

Dans un arrondissement où les adresses gastronomiques se multiplient, SHOEI PARIS choisit donc une voie singulière.

Son ambition n’est pas de recréer Tokyo à Paris, mais de partir de ce que le chef a appris au Japon pour raconter autre chose : une cuisine japonaise nourrie par les produits français, les saisons et les années passées à Paris.

Au comptoir, huit convives peuvent ainsi observer cette rencontre de près.

Un héritage familial commencé à Nagoya en 1951, une formation à Kyoto et Tokyo, plusieurs expériences dans de grandes maisons françaises et européennes : tout converge aujourd’hui vers cette nouvelle adresse de la rue Saint-Honoré.

SHOEI PARIS propose finalement un voyage sans quitter Paris : un voyage où le geste est japonais, le produit français et où le chef reste, jusqu’à la dernière bouchée, le guide de l’expérience.

HOEI PARIS
121 rue Saint-Honoré, 75001 Paris
Déjeuner 12h–14h, dîner 19h–22h30
Fermé le dimanche
Environ 30 couverts, dont 8 au comptoir

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