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Le Maroc à l’honneur au Food Temple

Le Maroc en héritage, le goût en partage

Du 18 au 20 septembre 2026, le Carreau du Temple accueille la dixième édition de Food Temple. Pour cet anniversaire, le festival place le Maroc au centre de l’attention. Trois jours durant, la gastronomie devient un langage pour raconter un pays, ses traditions, ses savoir-faire et une culture profondément attachée au partage.

À Paris, il suffit parfois de franchir les portes d’un lieu pour changer d’horizon. Du 18 au 20 septembre, le Carreau du Temple se pare des couleurs et des parfums du Maroc à l’occasion de la dixième édition de Food Temple. Pour cet anniversaire, le festival invite le public à une immersion dans une cuisine généreuse, plurielle et profondément liée à l’histoire du pays.

Une cuisine façonnée par les rencontres

La cuisine marocaine puise sa richesse dans un long dialogue entre différentes cultures. Héritages berbères, influences arabo-andalouses et traditions juives ont contribué à façonner un répertoire culinaire d’une grande diversité.

Du couscous au tajine, de la pastilla aux briouates, jusqu’aux délicates cornes de gazelle et aux ghribas, les spécialités marocaines occupent une place particulière dans l’imaginaire gastronomique. Elles évoquent aussi une cuisine familiale, généreuse et intimement associée à l’hospitalité.

C’est précisément cette dimension que le festival souhaite mettre en lumière. Ici, la gastronomie n’est pas présentée comme une simple succession de recettes. Elle est envisagée comme un héritage vivant, transmis d’une génération à l’autre et constamment réinventé.

Fatéma Hal et Abdel Alaoui, passeurs de mémoire

Pour cette édition anniversaire, la cheffe Fatéma Hal et le chef Abdel Alaoui ont été choisis comme marraine et parrain du festival.

Figure majeure de la gastronomie marocaine en France, Fatéma Hal est notamment connue pour son travail autour de la transmission du patrimoine culinaire marocain. Abdel Alaoui, quant à lui, défend une cuisine marocaine contemporaine, capable de dialoguer avec d’autres influences tout en conservant son identité.

Leur présence traduit l’ambition de cette édition : faire découvrir la richesse d’une cuisine tout en interrogeant la manière dont elle évolue.

Car transmettre ne signifie pas seulement reproduire. C’est aussi permettre à une nouvelle génération de s’approprier un patrimoine, de le comprendre et de le faire vivre autrement.

De l’assiette au geste

Pendant ces trois jours, le public est invité à dépasser la simple dégustation. Les masterclass et ateliers donnent une place centrale aux gestes culinaires.

Les épices occupent notamment une place particulière dans cet univers. Ras-el-hanout, cumin, cannelle ou encore safran composent une palette aromatique qui donne à la cuisine marocaine son caractère singulier.

Lors des ateliers, la cuisine devient alors un espace d’apprentissage. On observe, on échange, on prépare et surtout, on transmet.

Cette volonté de faire circuler les savoirs rappelle que derrière chaque recette se cachent souvent des histoires familiales. Une préparation peut être associée à une fête, à une enfance, à une grand-mère ou à un souvenir de famille.

À travers ces gestes simples, le festival donne ainsi une place à une mémoire qui ne se transmet pas uniquement dans les livres, mais aussi dans les cuisines.

Un souk au cœur du Carreau du Temple

L’expérience ne s’arrête pas aux fourneaux. Le marché imaginé dans le cadre du festival évoque l’atmosphère des souks marocains.

Épices, huiles d’olive et d’argan, eaux florales, objets artisanaux et vaisselle invitent à une promenade sensorielle. L’artisanat dialogue ainsi avec la gastronomie et rappelle que l’art de vivre marocain ne se résume pas à ce qui se trouve dans l’assiette.

Des artisans venus notamment de Marrakech et d’Essaouira participent à cette mise en scène. Le visiteur peut flâner, observer les objets, découvrir les produits et échanger avec ceux qui les fabriquent.

Le festival cherche ainsi à recréer, à l’échelle du Carreau du Temple, cette idée de marché comme lieu de vie et de rencontre.

Une gastronomie qui se réinvente

Six restaurants éphémères et un salon de thé participent également à cette édition. Ils réunissent des talents liés à la culture marocaine et proposent des recettes traditionnelles aussi bien que des interprétations plus contemporaines.

Cette diversité permet de découvrir plusieurs visages de la cuisine marocaine. Certains plats revendiquent leur attachement à la tradition ; d’autres jouent avec les formes, les associations et les influences.

Cette rencontre entre héritage et création est au cœur du festival. Elle raconte un Maroc qui conserve ses racines tout en regardant vers l’avenir.

Quand les saveurs rencontrent la musique

À cette expérience gastronomique s’ajoute une programmation culturelle. La soirée d’ouverture mêle notamment cuisine et musique, donnant au festival une dimension festive.

Les sonorités marocaines et méditerranéennes rencontrent des influences plus contemporaines. Le repas devient alors un moment collectif, accompagné par la musique et les échanges.

Cette association n’est pas anodine : au Maroc comme dans de nombreuses cultures méditerranéennes, la table est un espace de sociabilité. On y mange, mais surtout, on y reçoit, on y parle et on y partage.

Une autre façon de raconter le Maroc

En consacrant sa dixième édition au Maroc, Food Temple propose finalement bien davantage qu’un parcours gastronomique.

Le festival raconte un pays à travers ses goûts, ses parfums et ses savoir-faire. Il rappelle qu’une cuisine peut être à la fois mémoire et création, tradition et mouvement.

Pendant trois jours, le Carreau du Temple devient ainsi une porte ouverte sur cet univers. Entre les épices, les pâtisseries, les objets artisanaux, les ateliers et les rencontres, le public est invité à prendre le temps de découvrir.

Le Maroc ne se déguste alors pas seulement. Il se raconte, se transmet et se partage.

Et c’est peut-être là toute la singularité de cette dixième édition : faire de la gastronomie un voyage, non pas seulement vers un territoire, mais vers une histoire et une culture.